La posture autonomisante : apprendre en faisant confiance
La posture autonomisante repose sur un principe fondamental : faire confiance à l’élève pour apprendre de ses usages numériques, y compris de ses erreurs.
Il ne s’agit pas de prévenir tout risque par un contrôle strict, mais plutôt de former des usagers capables de repérer, analyser et gérer ces risques de manière critique et autonome.
Dans cette perspective, les erreurs ne sont pas des échecs, mais des points d’appui pour développer l’esprit critique.
Voici deux autres exemples concrets :
L’enjeu est de donner à l’élève les clés pour réguler ses usages de manière autonome et réfléchie, plutôt que de le faire appliquer de façon mécanique des règles imposées de l’extérieur. Ces règles, souvent non discutées, ni adaptées à son contexte familial ou à ses besoins réels, perdent en efficacité.
En classe, le rôle de l’enseignant n’est ni de censurer, ni d’imposer un modèle culturel préétabli. Il s’agit avant tout d’un accompagnement pédagogique, visant à outiller les élèves pour qu’ils puissent comprendre les contenus qu’ils rencontrent, en analyser les mécanismes, etc.
Adopter une posture autonomisante, c’est faire le pari d’une éducation profondément émancipatrice : une éducation fondée sur la confiance, le dialogue, le développement de l’esprit critique et le respect du libre arbitre. Une éducation qui ne cherche pas à contrôler, mais à former des usagers capables de choisir, créer et agir avec discernement dans un environnement numérique en constante évolution.
